En Vaucluse,

  la collégiale Notre-Dame des Anges

  L'Isle-sur-la-Sorgues - 84800

 

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  Table des matières - ici -

 

Si le célèbre critique d'art André Hallays (1859 † 1930) employait les termes de "monument extraordinaire" en évoquant l'église paroissiale de L'Isle-sur-la-Sorgue, de l'ancienne église paroissiale construite à l'époque romane, nous ne savons rien, si ce n'est qu'elle fut assez rapidement trop petite pour une communauté urbaine qui ne cessa de se développer au cours du Moyen Âge.

 

Collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse - Photo: Jean-Louis Zimmermann

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Orgue de Notre-Dame des Anges en deuxième partie.

 

 

 

  

  Culte

 

   Dimanche : messe à 10h30.

   Semaine :

        messes au presbytère de l'Oratoire de Saint-Joseph, 11, rue Jean
          Théophile.

   Paroisse Notre-Dame des Anges : tél. : +33 (0)4 90 38 03 26.

 

 

 

  

  Préambule

 

Le 12 mai 1222, l'église fut érigée en collégiale par l'évêque de Cavaillon, Bertrand de Durfort (? † ?), décision confirmée par le pape Honorius III (1148 † 1227 - représentation). Elle porte le titre de Notre-Dame des Anges et est sous le patronage de L'Assomption de la Vierge.

 

 ► Persée : Chartes de l'évêché et évêques de Cavaillon - XIIIe siècle - ici -

 

 ► Photos paca.culture.gouv - ici -

 

 

Le Concordat de 1801 organisant les rapports entre les différentes religions et l'État, le diocèse de Cavaillon sera supprimé pour l'incorporer au diocèse d'Avignon (devenu depuis archidiocèse - carte), dont le siège est situé à Avignon, dans la cathédrale Notre-Dame des Doms.

 

Province ecclésiastique d'Avignon composée des diocèses d'Avignon, Carpentras, Vaison et Cavaillon - 1745

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  Historique

 

À la fin du Moyen Âge sont entrepris des travaux d'agrandissement. En 1460, on commence la construction du campanile; en 1499, on décide d'édifier un nouveau presbytère, c'est-à-dire le sanctuaire, et une sacristie. Cependant, en 1547, les consuls de la ville sont bien obligés de constater que l'église collégiale menace ruine et, quatre ans plus tard, ils envoient une délégation visiter des églises nouvellement construites en vue de l'établissement d'un projet.

 

En 1609, il semble que les choses doivent aboutir et qu'un plan soit adopté. En tout cas, on établit le prix fait pour la façade principale. Dans ce document se trouve comme signataire, en tant que "témoin", le frère jésuite Ange-Étienne Martellange (1569 † 1641 - document).

 

Pourquoi Martellange aurait-il paru dans cet acte s'il n'avait précisément été l'auteur du projet pour la nouvelle église? Il est assez dans les habitudes de la région que l'architecte signe en tant que simple "témoin" les prix faits par les entrepreneurs.

 

On connaît d'autre part les liens de Martellange avec Avignon, on sait qu'à cette même époque c'est sur ses dessins que l'on procède à la réfection du maître-autel et du sanctuaire de la cathédrale de Cavaillon, évêché dont dépendait L'Isle.

 

Avignon - dessin du Père jésuite Ange-Etienne Martellange (1569-1641)

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 ► Catalogue d'œuvres d'Ange-Étienne Martellange - ici -

 

 

Le projet fit long feu et les travaux, très probablement, ne furent même pas entrepris. Cependant, en 1637, le chœur menaçant de s'effondrer, on reprend les murs et la voûte. Mais le travail a été mal fait, la voûte s'écroule. En 1639, l'architecte François de Royers de la Valfenière (1575 † 1667), originaire d'Avignon, est sollicité pour donner son avis.

 

Finalement, en 1640, on réédifie à peu près de fond en comble le chœur, mais, est-il précisé, "dans la même forme qu'il était auparavant".

 

II semble donc qu'on ait différé jusqu'à cette date la décision de refaire complètement l'église.

 

Or, en 1645, on trouve un nouveau prix fait pour la reconstruction totale de l'église, les prix facteurs étant quatre maçons de L'Isle et un cinquième originaire de Pernes. Ce qui est important, c'est qu'il y est précisé: "les dits prix facteurs seront tenus de suivre le plan et élévation de ladite église, à ces fins dressés par M. de La Valfenière".

 

II est donc arrivé à L'Isle la même aventure qu'à la chapelle du collège des Jésuites d'Avignon, aujourd'hui musée lapidaire. Martellange en avait donné les plans en 1617, les travaux commencèrent en 1620, puis furent interrompus et repris seulement en 1628 sous la nouvelle direction de la Valfenière.

 

Nef de la chapelle du collège des Jésuites - actuel Musée Lapidaire - Avignon - Vaucluse

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Ce dernier modifia-t-il, de façon sensible, le projet établi par Martellange?

 

II est difficile de se prononcer. Ce qui est certain, c'est qu'à L'Isle il s'écoula un temps beaucoup plus long entre l'intervention, hypothétique d'ailleurs, de Martellange et la prise en charge de La Valfenière, dont il est bien précisé d'ailleurs qu'il dressa plan et élévation.

 

On ne peut donc savoir s'il s'inspira de Martellange. Il est, d'autre part, évident que L'Isle présente des ressemblances tant en plan qu'en élévation avec le collège des Jésuites de La Flèche, par exemple, dont Martellange donna les dessins en 1612, peu de temps après son passage à L'Isle, et il est indéniable que, toute paroissiale qu'elle soit, l'église de L'Isle fait penser par de nombreux caractères à un type d'églises assez fréquent chez les Jésuites.

 

Nef de Notre-Dame des Anges - L'isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

Nef de la collégiale Notre-Dame des Anges.

 

Nef de la chapelle du collège des Jésuites de La Flèche - Sarthe

Nef de La Flèche - pour agrandir le document, cliquer - ici -

 

 ► De 1577 à 1762 le collège des Jésuites de La Flèche - ici -

 

 

II y a là un problème d'influences qui méritait d'être soulevé, d'autant plus que le nom de Martellange est effectivement inscrit dans un texte. Quant à François de Royers de La Valfenière, qui naquit à Avignon en 1575 et mourut dans la même ville en 1667, ce n'est pas un inconnu. II appartenait à une dynastie d'architectes et fit ses études au collège des Jésuites.

 

 ► Les de Royers de la Valfenière par Léon Charvet, Architecte - ici -

 

 

Ses relations suivies avec la Compagnie pourraient donc suffire à expliquer certains caractères de son architecture. Pour les Jésuites d'Avignon, il construisit d'ailleurs le Noviciat et la chapelle du Collège dont il a été question. On peut dire que c'était alors l'architecte le plus en vogue à Avignon et dans la région, et il était naturel qu'on s'adressât à lui à L'Isle.

 

L'adjudication de 1645 ne fut pas suivie d'effet et un nouveau prix fait fut délivré en 1647, avec un cahier des charges très précis qui nous renseigne sur ce qui fut conservé de l'ancien édifice: le sanctuaire, deux chapelles et la tour. Tout le reste fut démoli.

 

La construction se poursuivit dès lors activement. Au début de l'année 1668, il ne restait que le dallage à faire, mais la couverture était en bois. En 1670, la générosité du prévôt Joseph-François de Casal (env. 1620 † 1696) permit de la remplacer par une voûte en pierre. La consécration put avoir lieu le 29 mai 1672.

 

En fait, les travaux continuèrent encore jusqu'au début du XVIIIe siècle pour l'achèvement de la décoration intérieure de l'église, notamment les figures de vertus qui sont dans les écoinçons des arcades et les retables et lambris des chapelles.

 

Au cours de la Révolution, l'église, assez paradoxalement, s'enrichit. En effet, on y installa un certain nombre d'autels, de boiseries, de tableaux, de statues provenant des couvents de la ville qui étaient sécularisés, si bien que l'on peut parler de surabondance en ce qui concerne le mobilier parvenu jusqu'à nous.

 

L'église fut classée monument historique le 4 avril 1911.

 

 

 

  

  Description

 

  

  Intérieur

 

Régulièrement orientée, la collégiale se présente en plan* comme une nef unique sans transept de six travées, flanquée de chaque côté d'un nombre égal de chapelles aménagées entre les murs qui servent de contreforts, et terminée par un chœur qui comprend une travée plus étroite que celle de la nef et une abside à sept pans.

 

* En 2012, il n'existait aucun plan connu de cet édifice.

 

Terminologie

Termes d'architecture religieuse, cliquer - ici -

 

Sur la travée du chœur s'ouvrait de chaque côté une chapelle dont l'entrée a été murée; aujourd'hui, l'une sert de sacristie et l'autre de magasin.

 

L'élévation de la nef est à trois étages: des grandes arcades en plein cintre, un étage de tribunes bordées par une balustrade et ouvrant sur la nef par des arcs en plein cintre de la même dimension que ceux des grandes arcades, rappelant le collège jésuite Henri IV de La Flèche (Sarthe), enfin des fenêtres hautes.

 

Du côté nord, ces fenêtres hautes ont été bouchées et cela très anciennement. Un document nous apprend que l'on s'y résolut en 1666, après que les vitraux eurent été plusieurs fois "cassés par la violence et l'impétuosité du vent de bise".

Collégiale Notre-Dame des Anges - Nef, élévation nord - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

À la vérité, on s'attendrait à une corniche à la hauteur des chapiteaux des pilastres entre les tribunes et les fenêtres hautes; or, il n'y a rien, pas même un bandeau ou une moulure. La seule ligne horizontale est donc marquée par la balustrade qui prend de ce fait un relief particulier.

 

Cette absence de corniche accentue d'autant l'élan des voûtes d'ogives que l'on n'a pas hésité à lancer en plein XVIIe siècle. Pourquoi cet anachronisme? On peut avancer deux hypothèses: le chœur conservé étant couvert de voûtes d'ogives, on a voulu préserver l'unité de voûtement, dans la nef.

 

D'autre part, en pleine période classique, certains architectes n'hésitaient pas à employer la voûte d'ogives et précisément, avec une certaine prédilection, les architectes jésuites, comme Étienne Martellange (1569 † 1641) et François Derand (1588/1591 † 1644), tout au moins jusqu'à une certaine date, vers 1640.

 

 ► Persée : Notice sur la vie et les travaux d'Étienne Martellange - ici -

 

 ► Persée : L'architecte François Derand, jésuite lorrain - ici -

 

 

On doit constater que l'église du collège Henri IV de La Flèche est voûtée exactement de la même façon que L'Isle, avec les mêmes nervures et les arcs-doubleaux en plein cintre. Mêmes grandes arcades, mêmes tribunes, mêmes balustrades, mêmes voûtes, si l'on ajoute même parti décoratif de loger dans les écoinçons des grandes arcades des figures de vertus, il faut reconnaître que, si coïncidence il y a, ce sont des coïncidences bien troublantes.

Nef de la collégiale Notre-Dame des Anges à L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

Il convient d'ajouter que La Valfenière, pour sa part, n'a jamais employé ailleurs la voûte d'ogives et que, peu de temps auparavant, au collège des Jésuites d'Avignon, il avait utilisé une fausse voûte d'arête à pénétration beaucoup plus conforme au style de l'époque.

 

Les nervures des voûtes d'ogives de L'Isle, de même que les arcs-doubleaux, forment des arcs en plein cintre. Le parti en plein cintre est donc largement prédominant dans les lignes architecturales de l'édifice. Les nervures, les arcs-doubleaux et formerets retombent sur les chapiteaux d'ordre dorique des pilastres qui délimitent les travées.

 

Les chapelles latérales sont voûtées en berceau. Elles ne communiquent pas entre elles; au contraire, un passage est percé entre chaque tribune. D'autre part, la balustrade se continue sur le mur, au revers de la façade, bordant une tribune plus étroite et portée par des consoles sculptées. On peut ainsi faire, à l'étage, tout le tour de la nef.

   

L'église de L'Isle a donc une structure simple. Il y a disproportion évidente entre la nef et le chœur, mais elle s'explique par la décision de conserver ce dernier, qui était conforme aux dimensions de l'ancienne église et non plus de la nouvelle.

 

 

 

  

  Extérieur

 

L'extérieur présente la même simplicité d'architecture et même une certaine austérité. La façade principale, de proportions harmonieuses, est à deux ordres superposés, dorique au rez-de-chaussée, ionique à l'étage.

 

Façade occidentale de la collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse - Photo: Filoer  

 

Façade occidentale de la collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

La partie centrale est soulignée par deux colonnes engagées qui encadrent, en bas, la porte unique surmontée d'un tympan en demi-cercle dont les sculptures ont été bûchées:

Tympan de la collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse - Photo: Dominique Pipet

Entre ce tympan et la fenêtre aveugle à l'étage où s'inscrivent deux cadrans, un cartouche où est gravée la devise de la République française: liberté, Égalité, Fraternité, héritage du siècle des Lumières. Cette partie médiane se termine par un fronton triangulaire.

Collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse - Photo: Dominique Pipet

Sur les côtés, des pilastres délimitent des travées décorées par de simples cadres rectangulaires moulurés. Une balustrade couronne la façade. L'étage, plus étroit que le rez-de-chaussée, s'y raccorde par deux courbes qui viennent buter sur des massifs carrés, coiffés d'une calotte hémisphérique surmontée d'une boule. On retrouve la même boule au-dessus de la balustrade.

Collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse - Photo: Fred Chiang

Sur les flancs de l'église apparaissent, au-dessus du toit des chapelles, les murs-contreforts qui, de l'intérieur, servent de séparation à ces chapelles. Les baies des chapelles, comme celles de la nef, sont en plein cintre et sans décor. Au sud, s'ouvre une porte latérale surmontée d'un simple fronton.

 

Le chevet polygonal est couronné par une balustrade ajourée dans le style du XVe siècle. Il ne faut pas oublier que, si le chœur a été à peu près entièrement reconstruit au XVIIe siècle, il l'a été sur le modèle de l'ancien, ce qui explique cette anomalie. À chaque angle du chevet se dresse un contrefort surmonté d'un pinacle.

Collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse - Photo: Jenspletsch

Dans l'angle, entre le côté sud de la nef et le chevet, s'élève la tour du clocher, carrée. Des bandeaux moulurés la divisent en cinq étages, le dernier étant percé de baies en plein cintre encadrées de pilastres cannelés. La plate-forme supérieure est surmontée d'un édicule en fer forgé ajouté au XVIIIe siècle et contenant une cloche. Cette tour massive est antérieure, nous le savons, au reste de l'édifice et doit remonter, pour sa plus grande partie, au XVIe siècle.

 

 

 

  

  Décoration intérieure - Mobilier

 

La plus grande originalité de la collégiale réside dans la richesse, dans la luxuriance, pourrait-on dire, de sa décoration et de son mobilier.

 

 

 

  

  Liste du mobilier classé

 

  Orgue de tribune - ici -

   Orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue - ici -

   Orgue de tribune : tribune d'orgue; buffet d'orgue - ici -

 

 

 

  

  La nef

 

Le chœur et la nef avaient été en grande partie recouverts de peintures. Il est malaisé de juger ce qu'il en reste, car il y eut des restaurations abusives au cours du XIXe siècle: les couleurs actuelles sont pour le moins sujettes à caution. Les voûtes du chœur sont également peintes. Dans la nef, les pilastres, les arcades du rez-de-chaussée et de l'étage sont peints en faux marbre, avec des rinceaux, des trophées, des nœuds de rubans, des guirlandes, des chutes de fleurs.

 

Sur les pilastres se superposent des médaillons séparés par des cartouches contenant des inscriptions et des nœuds de rubans. Dans les médaillons sont représentés en bustes des sibylles, des prophètes et des saints, sans grande valeur artistique.

Collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

 

  

  Les figures de vertus

 

Plus intéressantes sont les figures de vertus, en relief et dorées, qui occupent les écoinçons des grandes arcades. De 1688 est le prix fait de Jean Péru (1650 † 1723), architecte et sculpteur, pour les deux premières Vertus de la série qui fut complétée au cours des dernières années du siècle par le même artiste, grâce à la générosité du prévôt Joseph-François de Casal (env. 1620 † 1696).

 

Figures de vertus - collégiale de Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

Document en couleurs, cliquer- ici -

 

Nous savons que la clef qui permet d'élucider le symbolisme de ces figures féminines, très fréquentes dans la décoration religieuse ou profane au XVIIe siècle, se trouve dans les "Iconologies", dont une des plus complètes était l'ouvrage de Cesare Ripa, traduit en français par Beaudoin (accès au texte intégral - ici -).

 

La mode d'installer ces vertus dans les écoinçons est incontestablement venue de Rome: Maderna, à Sta Maria della Vittoria, Bernin, à Saint-Pierre du Vatican, ont montré la voie et ont été largement imités.

 

Les vertus de la collégiale, taillées dans le bois et dorées, sont de belles sculptures d'esprit et de style très baroque, avec des drapés savants et compliqués. Jean Péru, leur auteur, fils de Michel Péru, sculpteur, n'est peut-être jamais allé à Rome, mais il était né en 1650 à Avignon, ville pontificale, d'une famille d'origine lorraine.

 

L'interprétation de ces vingt-deux figures n'est pas toujours aisée; seuls les attributs permettent de leur donner un nom, et ces attributs n'ont pas toujours dans la sculpture la même précision que dans les traités d'iconologie, d'où certaines ambiguïtés.

Plan de principe de la collégiale Notre-Dame des Anges - L'isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

 

  

  La Foi chrétienne

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 1 - angle droit.

 

La Foi Chrétienne - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient la Croix et le Livre (l'Évangile).

 

 

 

  

  La Chasteté

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 2 - angle gauche.

 

La Chasteté - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient dans une main une discipline, instrument de pénitence, et de l'autre un crible car "l'eau qu'on y répand en sort aussi rapidement que les mauvaises pensées s'écoulent vite de l'âme des chastes", sur lequel se perche une tourelle.

 

 

 

  

  La Virginité

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 2 - angle droit.

 

La Virginité - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle serre dans ses bras une licorne.

 

 

 

  

  La Religion

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 3 - angle gauche.

 

La Religion - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient un calice.

 

 

 

  

  L'Autorité ou l'Église

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 3 - angle droit.

 

L'Autorité - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient deux clefs et s'appuie sur deux livres ouverts.

 

 

 

  

  La Tempérance

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 4 - angle gauche.

 

La Tempérance - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient sur ses genoux un mors de cheval et à la main ce qui pourrait être une paire de lunette (invitation à mieux regarder avant d'agir).

 

 

 

  

  La Paix

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 4 - angle droit.

 

La Paix - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient un livre en forme de rouleau.

 

 

 

  

  La Prudence

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 5 - angle gauche.

 

La Prudence - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient un miroir à la main et un serpent entortillé autour de son bras, rappel des paroles du Christ: "Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups, montrez-vous donc malins comme des serpents" (Mt 10:16-25.).

 

 

 

  

  La Justice

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 5 - angle droit.

 

La Justice - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient la balance et le faisceau du licteur qui emprisonnent la hache (pendant que le licteur déliait les lanières qui maintenaient les faisceaux constitués par l'assemblage de branches longues et fines liées autour de la hache, le magistrat gardait le temps d'une ultime réflexion - info ).

 

 

 

  

  L'Espérance

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 6 - angle gauche.

 

L'Espérance - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient une ancre.

 

 

 

  

  La Charité

 

Côté nord - tympan extérieur de la chapelle 

Repère n° 6 - angle droit.

 

La Charité - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle presse son sein de la main gauche pour en faire jaillir le lait et tend de la main droite un ciboire.

 

 

 

Plan de principe de la collégiale Notre-Dame des Anges - L'isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

 

  

  La Foi ou Sapience divine

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 7 - angle gauche.

 

La Foi - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

La tête est casquée; la Vertu tient un bouclier sur lequel est une colombe et, de l'autre main, le Livre de Sapience fermé (car les jugements de la Sapience divine sont cachés aux hommes) avec les sept sceaux surmontés de l'Agneau.

 

 

 

  

  La Vertu

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 7 - angle droit.

 

La Vertu - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle porte une couronne et un sceptre, et sur sa poitrine rayonne un soleil.

 

 

 

  

  La Force

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 8 - angle gauche.

 

La Force - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle brandit un glaive d'une main, de l'autre une pomme, le fruit défendu, symbole du péché et ses pieds reposent sur un globe.

 

 

 

  

  La Perfection

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 8 - angle droit.

 

La Perfection - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle porte le cercle et le compas.

 

 

 

  

  La Libéralité

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 9 - angle gauche.

 

La Libéralité - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle porte la croix et la corne d'abondance.

 

 

 

  

  La Miséricorde ou La Joie

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 9 - angle droit.

 

La Miséricorde ou la Joie - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tend une palme et à son côté se tient une corneille représentant la Joie. Les Égyptiens tenaient cet oiseau pour enclin à la compassion.

 

 

 

  

  La Bonté

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 10 - angle gauche.

 

La Bonté - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle tient dans la main un fléau plié et foule aux pieds un diadème.

 

 

 

  

  La Bénignité

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 10 - angle droit.

 

La Bénignité - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Une flamme éclaire son front pour exprimer son ardeur pour le bien, elle tient une bourse pleine pour distribuer ses largesses et touche une tête d'éléphant de la main gauche.

 

 

 

  

  La Patience

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 11 - angle gauche.

 

La Patience - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Ses mains liées par un carcan et ses pieds enchaînés, elle jette un regard éploré vers le ciel.

 

 

 

  

  L'Innocence

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 11 - angle droit.

 

L'Innocence - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle couronne un agneau.

 

 

 

  

  L'Humilité

 

Côté sud - tympan extérieur de la chapelle.

Repère n° 12  - angle gauche.

 

L'Humilité - statue allégorique de Jean Péru - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Elle a les mains jointes et les yeux baissés. L'attribut est une balle suspendue en l'air qui exprime la parole évangélique: "ceux qui s'abaissent seront élevés." Mt 23:12.

 

 

 

  

  Les chapelles

 

Toutes les chapelles latérales sont décorées de boiseries, de lambris, de retables, de sculptures et de peintures, œuvres d'artisans régionaux, dont nous mentionnerons les plus importantes.

Plan de principe de la collégiale Notre-Dame des Anges - L'isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse  

 

 

  

  Chapelle dédiée à saint-Roch

 

Côté nord - chapelle repère n° 1.

Confrérie de Saint Roch vouée à l'aide aux malheureux.

 

ChapellesSaint Roch - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

L'autel (1734) et le retable (1680) sont dus à Esprit Grangier, les lambris latéraux au même artiste et à Benoît Gilibert (1683-1685).

 

 

   Tableau

 

  Au-dessus de l'autel : "Le Christ apparaissant à saint Roch en prière".

 

 

   Peintures latérales :

 

  À droite : "Saint Roch donnant de l'argent aux pauvres" et "Saint Roch
     bénissant les pestiférés".

   À gauche : "Saint Roch sur son lit de mort" et "Saint Roch
     miraculeusement guéri dans la forêt".

 

 

 

  

  Chapelle de la Vierge mourante ou de l'Annonciation

 

Côté nord - chapelle repère n° 2.

 

Chapelle de la Vierge mourante - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Cette chapelle est entièrement revêtue de boiseries dorées par Jean Gleize et exécutées en 1685 et 1686 par Esprit Grangier, d'Avignon, et son beau-frère Balthazar Marrot, sculpteur d'Aix. Plafond à caissons au centre duquel se trouve un "Couronnement de la Vierge".

 

Ce décor comprend non seulement tous les motifs d'ornementation de l'époque, traités avec luxuriance, mais des statues en ronde-bosse qui ne sont pas sans mérite: du côté droit, de part et d'autre de la "Vierge mourante" couchée sur son lit, un ange sonnant de la trompette et "Sainte Marguerite"; du côté gauche: le panneau central est occupé par "L'Assomption de la Vierge", en bas-relief, tandis que de chaque côté se dressent "Sainte Marthe" et un autre ange sonnant de la trompette. La voûte est décorée de caissons.

 

Au sol, tapis d'église réalisé sur un métier à tisser Jacquard (infos) par la manufacture lainière Brun de Vian Tiran (BVT) de L'Isle-sur-la-Sorgue.

Métier à tisser Jacquard utilisé par la manufacture lainière Brun de Vian Tiran à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

   Tableau

 

   "Annonciation" attribuée à Mignard.

 

 

   Statues :

 

   Saint François en extase, saint Sébastien et sainte Marthe.

 

 

 

  

  Chapelle du Corpus Christi ou du Saint-Sacrement

 

Côté nord - chapelle repère n° 3.

Cette chapelle est un des plus beaux ensembles.

 

Chapelle du Corpus Christi - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Il y a toujours eu la "Présence réelle" (infos) dans cette chapelle, sous la forme d'hosties consacrées, conservées dans le tabernacle, et confirmée par la présence d'une lampe constamment maintenue allumée (ici suspendue dans l'axe de l'autel).

 

 

   Retable

 

De Mathieu Trentoul (1672).

 

Les superbes boiseries sont de Jean Péru d'Avignon (1688): têtes d'anges, guirlandes, cornes d'abondance.

 

Au sol, le tapis provient de la manufacture lainière Brun de Vian Tiran, qui depuis sa création en 1808, perpétue à L'Isle-sur-la-Sorgue, le tissage de tapis d'église sur un métier Jacquard (infos).

 

 

   Tableaux :

 

   Au-dessus de l'Autel : "Les quatre docteurs de l'Église

     latine encadrant le Christ en Ascension" (saint Grégoire, saint Ambroise,

     saint Augustin et saint Jérôme) de Pierre Mignard (1675).

   À droite: "Annonciation", sur bois, attribuée à Pérugin, "La Circoncision",
     "Visitation" de Nicolas Mignard.

   À gauche : "Songe de saint Joseph", "Fuite en Égypte" et "Adoration
     des Mages" attribués à Nicolas Mignard.

 

 

   Statues :

 

   Devant l'entrée :

        à droite : saint Jean l'Évangéliste;

        à gauche : saint Jacques le Mineur.

 

 

 

  

  Chapelle dédiée à sainte Madeleine

 

Côté nord - chapelle repère n° 4.

Confrérie des Jardiniers.

 

Chapelle de sainte Madeleine - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

L'autel est finement sculpté par Antoine de Sarrians.

 

 

   Tableaux :

 

   Sur l'autel : tableau "Le Christ ressuscité apparaissant à sainte Madeleine"
     de Pierre Parrocel (1707).

   À droite : tableau "L'Apothéose de sainte Élizabeth de Hongrie" et "Saint
     François d'Assise" de Sauvan.

   À gauche : tableau "Saint François Xavier prêchant aux Indiens", auteur
     inconnu.

 

 

   Sculptures :

 

   À droite : statue couchée de "Sainte Madeleine", auteur inconnu
     (1707).

   À gauche : bas-relief "La résurrection de Lazare, frère de Madeleine"
     (stuc - photo).

 

On remarquera qu'il n'y a pas d'ornementation ni de boiseries dans cette chapelle.

 

Sainte Madeleine - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

 

 

  

  Chapelle de la Chaire ou de la Congrégation des Filles

 

Côté nord - chapelle repère n° 5.

Origine de la Congrégation des Filles de la Croix - ici -

 

Chapelle de la Chaire - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

L'autel, le retable et le tabernacle, richement sculptés, viennent de la chapelle du couvent des Ursulines (actuellement rue Danton).

 

La chaire est du XVIIIe siècle.

 

   À droite, tombeau d'un enfant de 11 ans.

 

 

   Trois superbes tableaux :

 

   Au-dessus de l'autel : "Présentation de Jésus-Christ au Temple" (1665)
     de Nicolas Mignard (1606 † 1668 - infos) [œuvres].

   À droite : "Présentation de la Vierge Marie au Temple" attribuée à Simon
     Vouet (1590 † 1649 - infos) [œuvres];
     À gauche : "Nativité du Christ" (1707) de Pierre Parrocel (1670 † 1739 -

     infos) [œuvres].

"Nativité du Christ" de Pierre Parrocel - Chapelle de la Chaire - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

 

  

  Chapelle dédiée au Saint-Esprit

 

Côté nord - chapelle repère n° 6.

Confrérie du Saint-Esprit, confrérie d'hommes, la première et la plus importante des confréries.

 

Chapelle du Saint Esprit - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

C'est une des plus belles chapelles, les boiseries et le retable ont été sculptés et dorés en 1664, par Benoît Gilibert, menuisier au Thor, avec un décor de pilastres cannelés, de cornes d'abondance, de guirlandes et de chutes de fleurs, peintes par François Chauviray de Carpentras.

 

Le confessionnal qui se trouve sur la gauche est un des rares exemplaires encore existant de style Louis XVI.

 

 

   Tableau :

 

  Sur l'autel : "La descente du Saint-Esprit sur les apôtres", copie exécutée
     par J.-B. Vial (1711) d'après un tableau de Charles Lebrun (1619 † 1690)
     qui se trouve maintenant à la Chapelle de la Maison sulpicienne, au 6, rue
     du Regard à Paris.

 

 

   Peintures en médaillons :

 

  À droite : "Saint Thomas met la main sur les plaies de Jésus" et "Les
     disciples d'Emmaüs et la fraction du pain".

   À gauche : "Saint Pierre reçoit les clefs" et "Jésus lave les pieds de
     Pierre" (photo).

   À la voûte : "Descente du Saint-Esprit sur les apôtres".

 

 

   Statues :

 

   "Sainte Marguerite patronne des femmes enceintes" et "Saint Mathias
      patron des cultivateurs".

 

 

 

  

  Chapelle dédiée à Notre-Dame du Salut

 

Côté Sud - chapelle repère n° 7.

Dite aujourd'hui Notre-Dame de Sorguette.

 

Chapelle Notre-Dame du Salut - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Le retable est du XVIIe siècle. Sur le mur de gauche, les boiseries enjolivées de quadrillés à fleurettes et de coquilles bombées, dans le style rocaille sont l'œuvre de Joseph et Philippe Bernus (1722) alors que celles situées sur le mur de droite sont l'œuvre de Séri, qui a reproduit fidèlement l'œuvre des Bernus.

 

Au sol, tapis d'église de la manufacture lainière Brun de Vian Tiran (BVT), de L'Isle-sur-la-Sorgue.

 

 

   Tableau :

 

   Au-dessus de l'autel : célèbre tableau peint par Guillaume-Ernest Grève
     d'Avignon dit Guilherme (1580 † 1639) en 1636, pour remercier la
     Vierge d'avoir délivré L'Isle de la peste (inscription latine à gauche); en
     bas: les saints patrons de la paroisse: saint Laurent en diacre, saint Roch
     et sa coquille, saint Pancrace, et au centre: panorama de la ville, avec ses
     tours, clochers, remparts et la Sorgue.

 

 

   Statue :

 

   au-dessus de l'autel: Notre-Dame de Sorguette, patronne des pêcheurs,
     qui provient du prieuré détruit de Notre-Dame de Sorguette à L'Isle
     (route d'Apt, ancienne propriété de l'Évêché de Cavaillon). Cette statue
     est portée chaque année, par les membres de la confrérie des pêcheurs,
     le troisième dimanche de juillet, lors d'une procession en costume à
     travers les rues de la ville (infos)

.  

 

 

  

  Chapelle du Crucifix

 

Côté sud - chapelle repère n° 8.

Ancienne chapelle Saint Jean Baptiste, patron de la confrérie des maçons et des tailleurs de pierre.

 

Chapelle du Crucifix - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

À la place du grand crucifix (XVIIIe siècle), provenant du couvent de Sainte Élizabeth, et posé en 1836, il y avait un magnifique tableau représentant saint Jean-Baptiste, aujourd'hui disparu. La chapelle fut alors vouée à la pénitence.

 

Le retable et les lambris œuvre de Benoît Gilibert du Thor (1676), seront complétés au XVIIIe siècle.

 

À noter, aux quatre angles de la voûte, la répétition du blason (datant de vers 1675) de la confrérie, où s'entrelacent compas, règle et équerre, accompagnés d'un archipendule (niveau) et d'un sobre chapiteau/morceau de corniche:

Blason de la confrérie des maçons et des tailleurs de pierre - Chapelle du Crucifix - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse  

 

   Tableaux latéraux d'Henri Champville de L'Isle :

 

   À droite : "La maison de Zacharie" père de Jean-Baptiste (1743).

   À gauche : "Jean-Baptiste prêchant à la cour d'Hérode" (1743).

 

 

   Statues :

 

   "Notre-Dame de Lourdes", sous le grand crucifix.

   À droite de l'autel : "Jean-Baptiste".

   À gauche de l'autel : "Sainte Anne", mère de la Vierge Marie.

 

 

 

  

  Chapelle dédiée à saint Antoine

 

Côté sud - chapelle repère n° 9.

Ermite en Égypte au IIIe siècle (infos). Cette chapelle était celle des cardeurs et des tisseurs de laines.

 

Chapelle saint Antoine - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Cette chapelle est une des plus riches bien que son décor n'ait pas été décoré. Le retable, à colonnes torses parées de feuilles de vignes et à fronton curviligne, est de Joseph Reboul, maître menuisier de L'Isle, suivant un prix fait en 1702.

 

Au-dessus d'un entablement très délicatement sculpté et d'une fausse balustrade, voûte à caissons en losanges.

 

Les lambris latéraux comprennent des pilastres cannelés, un riche motif central et les statues des quatre évangélistes en ronde-bosse:

 

  À droite : "Saint Matthieu" (ange symbolique) et "Saint Marc" (lion
      symbolique).

   À gauche : "Saint Luc" (taureau symbolique) et "Saint Jean" (aigle
      symbolique).

 

 

   Tableaux :

 

  Au-dessus de l'autel : "Saint Antoine" avec son cochon et de "Saint
     Michel l'Archange" vainqueur du démon.

   À la voûte : "Gloire de saint Antoine".

 

 

   Statue :

 

   À droite : "Saint Elzéar de Sabran" (maison de Sabran d'Ansouis - infos).

 

 

 

  

  Chapelle du Rosaire

 

Côté sud - chapelle repère n° 11.

Siège de la confrérie du Saint Rosaire.

Aux débuts du christianisme les prières des premiers chrétiens empruntèrent beaucoup au recueil des 150 psaumes attribués à David. En hommage à la Vierge sera alors créé le Psautier de Marie, composé de 150 Ave Maria dans lequel étaient intercalés le Pater de Jésus et des acclamations à la très Sainte Trinité.

La forme actuelle du Rosaire remonte à saint Domini­que,

 

Chapelle du Rosaire - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Boiseries (1787) peintes en bleu par Laneaux de Carpentras.

 

Au sol, tapis d'église de la manufacture lainière Brun de Vian Tiran (BVT) de L'Isle-sur-la-Sorgue.

 

 

   Tableaux :

 

   Au-dessus de l'autel : "Saint Dominique recevant le Rosaire des mains de
     la Sainte Vierge" de Sauvan.

   À droite : "Saint Honorat", fondateur du monastère de Lérins. Ce tableau
     (XVe siècle), auteur inconnu, est le plus ancien de la collégiale.

 

 

   Statue :

 

   "La Vierge Marie et l'Enfant Jésus", bois doré du XVIIe siècle.

 

 

 

  

  Chapelle dédiée à saint Joseph

 

Côté sud - chapelle repère n° 12 - angle droit.

Ancienne chapelle de la confrérie de Saint Crépin, patron des cordonniers et bourreliers.

 

Chapelle saint Joseph - collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Les boiseries latérales dorées sont d'Esprit Brun (1715), sculpteur et architecte l'Islois. Sur les lambris latéraux, six bas-reliefs représentent des scènes des martyrs des saints Crépin et Crépinien, dans un style populaire plein de naïveté.

 

Très bel autel et retable aux colonnes torses.

 

Au sol, tapis d'église de la manufacture lainière Brun de Vian Tiran (BVT).

 

 

   Tableau :

 

   Au-dessus de l'autel : "La présentation de Jésus au Temple" du XVe
     siècle.

 

 

   Statue :

 

   Statue de saint Joseph portant l'Enfant Jésus provenant de Munich
     (1870).

 

 

 

  

  Arc séparant le chœur de la nef

 

Séparant le chœur de la nef, l'arc frontal a été reconstruit en 1848, et décoré en 1853 par Joseph Lacroix. C'est une vue du ciel avec au sommet la Sainte Trinité puis la Vierge Marie; viennent ensuite les saints et saintes protecteurs des différents quartiers de la ville (où existaient autrefois des chapelles): saint Laurent, saint Jean-Baptiste, saint François d'assise (frères cordeliers), saint Gervais et Protais (quartier Saint Gervais), saint Andréol (patron de Velorgues), saint Véran (quartier Saint Véran), sainte Anne, saint Pancrace, saint Roch, saint Pierre (aujourd'hui quartier Saint Antoine), sainte Madeleine et saint Lazare (photo).

 

 

   Dans les pendentifs :

 

   À droite : le roi Gontran de Bourgogne (env. 525 † 593), considéré
     comme le protecteur des prieurés et couvents de L'Isle et le pape
     Urbain V (1310 † 1370) qui confirma les franchises accordées à la ville de
     L'Isle.

 

   À gauche : un religieux cordelier (franciscain), un religieux doctrinaire
     dont l'ordre fut fondé à L'Isle par César de Bus (1544 † 1607 - infos) et
     son cousin Jean-Baptiste Romillon (1553 † 1622), prêtre de l'Oratoire,
     une religieuse de Sainte Elizabeth et une religieuse de Sainte Ursule dont
     l'ordre fut fondé à L'Isle par le même Jean-Baptiste Romillon.

 

 

 

  

  La porte latérale

 

Côté sud - repère n° 10.

 

 

   Tableaux surmontant le tambour :

 

   À droite : "L'Évêque saint Louis de Toulouse", petit neveu du roi saint
     Louis (Louis IX), provenant de l'ancien couvent des Cordeliers.

   Au centre : "Vierge en Assomption" d'Émile Lafond de Paris (1864).

   À gauche : "Saint Bonaventure", théologien franciscain, provenant de
     l'ancien couvent des Cordeliers.

 

Sur les piliers, de chaque côté de ces tableaux, les trois grandes croix en fer forgé proviennent de la place Saint Martin, de la place de la Villevieille et du rond-point de la pyramide, et qui furent conspuées lors des persécutions de 1898 et de 1904.

 

 

 

  

  Le tambour du portail

 

Œuvre remarquable en noyer de Joseph Reboul, menuisier, et de Michel-Ange Genin, serrurier, tous deux l'Islois (1755).

 

Au-dessus du tambour, se déploie une "Assomption de Marie", composition surprenante en ronde-bosse en bois doré, œuvre anonyme d'après un dessin de Lebrun.

 

 

   Latéralement :

 

   À droite : les fonts baptismaux et à droite : statue de saint Louis de
     Toulouse.

   À gauche : autel de Notre-Dame du Bon Secours. Vierge du XVIIIe siècle
     très vénérée à L'Isle.

 

 

   Statues :

 

   À droite des fonts baptismaux : statue de saint Louis de Toulouse.

   À gauche de l'autel de Notre-Dame du Bon Secours : statue de sainte
     Claire.

 

 

 

  

  Assomption du revers de la façade

 

Il n'a pas été retrouvé de prix fait pour L'Assomption, qui est faite de morceaux sculptés en bois dorés et plaqués contre le mur du revers de la façade au-dessus de la balustrade. Cette vaste composition produit un effet assez curieux et la peinture lui conviendrait peut-être mieux que la sculpture.

 

Collégiale Notre-Dame des Anges à L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

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Collégiale Notre-Dame des Anges à L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

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Christ placé sous l'Assomption de la façade occidentale de la collégiale Notre-Dame des Anges à L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

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On a mis en doute, sans preuve, qu'elle ait été destinée à cet emplacement. En réalité, d'après le style qui présente une parenté évidente avec les Vertus et les deux apôtres, je pense qu'il faut attribuer cette œuvre au même Jean Péru et qu'elle fut exécutée à la fin du XVIIe siècle parmi les travaux d'embellissement financés par le prévôt Joseph-François de Casal.

 

 

 

  

  Art statuaire

 

Il est évident que ce sont les vertus de la Vierge Marie qui sont ainsi évoquées dans cette église placée sous son patronage.

 

Collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse - Photo: Thom Trauner

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Voulait-on, d'autre part, compléter le décor de la nef en dressant devant chaque pilastre la statue d'un apôtre? Un prix fait à Jean Péru (1650 † 1723 - infos), en 1688, se réfère aux deux statues de pierre qui se trouvent encore aujourd'hui à leur place, devant le deuxième et le troisième pilastre du côté nord.

 

Elles représentent saint Jean l'Évangéliste et saint Jacques le Mineur et sont dans un style quelque peu redondant, avec des drapés assez gratuits et des attitudes déclamatoires. Ces deux statues étaient naguère attribuées abusivement à Pierre Puget (1620 † 1694 - infos), à qui l'on prête assez généreusement, dans le Midi, la paternité de statues baroques du XVIIe siècle restées anonymes, pour peu qu'elles soient de quelque qualité.

 

Saint Jean, statue baroque du XVIIe s. - Collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse Saint Jean, statue baroque du XVIIe s. - Collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

                                          Saint Jean, cliquer - ici -

 

 

Saint Jacques le Mineur, statue baroque du XVIIe s. - Collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse Saint Jacques le Mineur, statue baroque du XVIIe s. - Collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

                                       Saint Jacques d'Alphée appelé Jacques le Mineur.

 

 

 

  

  Le chœur et l'abside

 

La pièce maîtresse en est le retable, haut de quinze mètres, qui reçoit une remarquable "Assomption de la Vierge" (1680) du peintre Reynaud Levieux (1613 † après 1694), commandée par le prévôt Joseph-François de Casal (env. 1620 † 1696).

 

Collégiale Notre-Dame des Anges à l'isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

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  Le retable

 

Ce retable en bois doré, est composé de colonnes torses et cannelées et d'un assemblage très savant d'archivolte, de fronton, de consoles renversées, de balustrades, de corniches avec des statues d'anges et de multiples motifs décoratifs: guirlandes, trophées, chute de feuilles, pampres, qui appartiennent au répertoire ornemental du XVIIe siècle.

 

Assomption de la Vierge, collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

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Dans les niches latérales sont quatre grandes statues en ronde-bosse également en bois. On reconnaît, de gauche à droite: saint Laurent avec son gril (diacre brûlé à Rome au IIIe siècle), saint Pierre avec ses clefs, saint Paul portant le glaive, instrument de son martyr, et tenant un livre ouvert, et saint Pancrace, jeune martyr chrétien de quinze ans, patron secondaire de l'église.

 

Chose curieuse, le prix fait pour ce vaste ensemble n'a pas été découvert. Or, on retrouve au fond du chœur de l'église Saint-Pierre d'Avignon les mêmes boiseries, à quelques variantes près, notamment les mêmes colonnes cannelées et accouplées, les mêmes balustrades, les mêmes guirlandes, les mêmes anges.

 

On sait que les boiseries de Saint-Pierre ont été sculptées en 1659, sur les dessins de La Valfenière, et l'on connaît le nom des artisans qui ont participé à ce travail. Il ne fait donc pas de doute que le retable de L'Isle est du dessin de La Valfenière, et il est logique que l'on se soit adressé à l'architecte qui avait dressé les plans de l'église.

 

Quant aux sculpteurs, il faut se résoudre à ignorer leur nom. Ce n'est certainement pas Jean Péru qui est l'auteur des quatre grandes statues, de style différent et plus calme que celui de ses œuvres certaines de l'église. Le retable, par sa sculpture comme par ses motifs décoratifs, se situe vers 1660 et non pas à la fin du siècle.

 

 

 

  

  Le maître-autel

 

Le maître-autel était en bois doré et se trouvait immédiatement sous le retable. Il a été remplacé au XVIIIe siècle par l'autel actuel, œuvre très élégante, de style rocaille, en marbre polychrome. Le tabernacle est surmonté d'un baldaquin à colonnes d'un dessin raffiné et deux anges très gracieux en marbre de Carrare s'agenouillent de chaque côté.

Collégiale Notre-Dame des Anges à l'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse - Photo: Luca131313

Aujourd'hui, afin de répondre aux besoins de la réforme liturgique, l'autel en bois qui a l'agrément de la commission diocésaine d'art sacré, a été réalisé en 1988 par MM. Viscito père et fils de Bédarrides, sur un dessin de Mme Passebois, professeur de dessin, et peint par M. Canavaggio de Carpentras.

 

La table de communion, en fer forgé, vient de la synagogue (XVIIe siècle).

 

Au sol, le tapis provient de la manufacture lainière Brun de Vian Tiran, qui depuis sa création en 1808, perpétue à L'Isle-sur-la-Sorgue, le tissage de tapis d'église sur un métier Jacquard (infos).

 

Dans le chœur, à gauche, il faut encore signaler le buffet et la tribune des orgues avec de belles boiseries. On a placé, en face, des orgues factices avec un buffet et une tribune semblable pour faire pendant. Peut-être faut-il voir là un souvenir des cantoria italiennes qui se répondaient de part et d'autre du chœur.

 

 

 

  

  L'orgue

 

L'orgue fut construit en 1648 par Charles Royer, fils de Nicolas Royer, facteur d'orgues flamand établit à Namur de 1608-1623, soit antérieurement à celui qu'il réalisa à l'ancienne cathédrale Notre-Dame et saint Véran à Cavaillon (vers 1653-1654). De par sa position à l'entrée du chœur, cet instrument perpétue la tradition italianisante de l'orgue dans le Comtat Venaissin.

 

Orgue de Charles Royer (XVIIe) et Mentasti (XIXe) - Collégiale Notre-Dame des Anges à L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

Pour agrandir la photo, cliquer - ici -

 

 ► Côté évangile, l'orgue de Charles Royer - ici -

 

 ► Côté épître, l'orgue postiche - ici -

 

 

La partie instrumentale de cet instrument qui comportait à l'origine environ douze jeux, sera pour partie reconstruite en 1827 par Mentasti infos), auparavant premier ouvrier chez le milanais Lodovico Piantanida (orgue de Notre-Dame des Doms à Avignon - photo). À cette occasion, il ajoute un demi-clavier de Récit et une Pédale indépendante.

 

Des travaux sont mentionnés en 1838 par Ferron, et en 1964 par Deluz. En 1982, Jean Deloye (Audelange - 39) et Alain Sals (né en 1942 à Carpentras, facteur d'orgues à Entrechaux - Vaucluse) procèdent à sa réharmonisation, avec comme but le retour à l’orgue de Mentasti.

 

De Charles Royer et son fils Lazare, subsistent cinq instruments avec des buffets remarquables:

 

  église Collégiale Notre-Dame des Anges de L'Isle-sur-la-Sorgue (1648);

   ancienne cathédrale Notre-Dame et saint Véran de Cavaillon (vers
     1653-1654);

   église Collégiale Saint Sauveur de Grignan dans la Drôme;

   église Saint-Esprit d'Aix-en-Provence (cet orgue initialement installé dans
     l'église des Grands Carmes, y sera déplacé par arrêté départemental du
     27 mai 1791 - infos);

  église Saint-Pierre à Cuers (Var - infos).

 

 

 ► Les 361 orgues de la région PACA (fichier Excel) - ici -

 

 

Les 372 orgues recensés de la région PACA - publication en trois volumes (1985) - Éditions Édisud - La Calade, 13090 Aix-en-Provence (290 F/vol.):

 

  Tome 1 (épuisé) : Bouches-du-Rhône;

   Tome 2 : Var et Vaucluse;

   Tome 3 : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes et Alpes-Maritimes.

 

Cette publication peut-être commandée à la Librairie du Patrimoine, Hôtel de Sully - 62, rue Saint Antoine 75004 Paris - Tél : +33 (0)1 44 61 21 75.

 

 

 

 

 

  

  Armes de la ville

 

La clef d'arc de plein cintre des chapelles latérales est ornée, à l'extérieur, des armes de la ville: à un feu de gueules (représentation de feux follets, caractéristiques des zones humides), à la champagne ondée d'azur (marécages, Sorgue), maintenu par deux Ardea cinerea:

Armes de la ville de l'Isle - collégiale Notre-Dame des Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

Au XIIe siècle, dans les actes connus à ce jour, la ville est appelée "Insula" (L'Isle) et non Insulæ" (les Iles).

 

Dès le XIVe siècle et jusqu'au rattachement du Comtat Venaissin à la France en 1791, on trouve toujours dans les actes écrits en latin "Insula" et "Lilo" ou "L'Ilo" suivi de "en Venayssin" ou bien "de Venisse" dans ceux rédigés en langue provençale.

 

À partir de 1791, la ville porte le nom de L'Isle.

 

Vers le milieu du XIXe s. pour distinguer L'Isle d'autres villes portant ce nom (1) la Compagnie des Chemins de Fer P.L.M. donne le nom de "L'Isle-sur-Sorgue" à sa gare (2) alors que l'administration des Postes et Télégraphes attribue pour son bureau de poste le nom de "L'Isle-sur-la-Sorgue".

 

(1) L'Isle-en-Dodon, L'Isle-Jourdan, L'Isle-sur-le-Doubs, L'Isle-sur-Serein, L'Isle-sur-Tarn. À noter que seule la ville de L'Isle-sur-le-Doubs avait employé la forme qui fut adoptée par L'Isle-sur-la-Sorgue et une dizaine d'autres comme Aire-sur-l'Adour, Berzouges-sur-le-Loir.

 

(2) Depuis juillet 1928, la gare SNCF porte le nom de "L'Isle-Fontaine de Vaucluse".

 

C'est à la demande de l'administration des Postes et Télégraphes que le Conseil Municipal prit, le 02 février 1890, la délibération suivante:

 

M. le Maire donne lecture à l'Assemblée Municipale d'une lettre de M. le Directeur des Postes et Télégraphes du département, faisant connaître que son Administration désirerait voir attribuer à la commune de L'Isle, la désignation officielle de L'Isle-sur-la-Sorgue, dénomination déjà attribuée au bureau de poste de la localité. M. le Maire invite le Conseil Municipal à délibérer sur cette question.

 

Le Conseil considérant que l'administration des Postes et Télégraphes, le Chemin de Fer et même la plupart des particuliers désignent la commune sous l'appellation de L'Isle-sur-Sorgue ou de L'Isle-sur-la-Sorgue, que les nombreuses localités ou villes de France appelées "L'Isle" prêtent à bien des confusions, notamment en ce qui concerne le service de la Poste.

 

Que d'un autre côté la dénomination de L'Isle-sur-Sorgue semble indiquer que la ville de L'Isle se trouve à proximité de celle de Sorgues ou bien qu'il s'agit d'un faubourg de cette localité.

 

Considérant que la dénomination employée par l'administration des Postes est celle qui se rapporte le mieux à la situation topographique du pays.

 

Délibère à l'unanimité de demander qu'il plaise à M. le Président de la République d'attribuer à la commune la dénomination officielle de L'Isle-sur-la-Sorgue.

 

Le Conseil Général donna un avis favorable le 15 avril 1890 et un décret, signé à Fontainebleau* par le Président Carnot, en date du 18 août 1890, consacra le nom de L'Isle-sur-la-Sorgue.

 

* À cette date, le château de Fontainebleau était la résidence officielle du Chef de l'État).

Décret n° 22684 du 18 août 1890
Armes de l'Isle au XIXe siècle Armes de l'Isle-sur-la-Sorgue au XXIe siècle
 

La Sorgue est un affluent rive gauche du Rhône, sur une longueur de 35 km, elle parcourt les agglomérations de Fontaine de Vaucluse, L'Isle-sur-la-Sorgue, Velleron, Le Thor, Entraigues-sur-la-Sorgue, Bédarrides, Sorgues.

 

Hydronymie : Ier siècle après J.-C. : / Sou/gas / (Strabon, Géographie, IV) idem: nobilis fons Orgae (Pline, Histoire naturelle, XVIIIe) XIe siècle: Sorgia (Cartulaire de Saint-Victor).

 

 

 

  

  Visites

 

  

  Visites libres

 

Adresse : place de la Liberté.

 

   Horaires :

        lundi au vendredi, toute l'année : 10h/12h - 15h/17h30;

        samedi, toute l'année : 15h00/17h00*;

        dimanche, toute l'année : 10h00/12h00* (messe).

   Jours fériés : 

        ouverture par les paroissiens.

   Paroisse Notre-Dame des Anges : tél. : +33 (0)4 90 38 03 26.

 

 

 

  

  Visites guidées

 

Contactez l'Office de Tourisme de L'Isle-sur-la-Sorgue.

Tél : +33 (0)4 90 38 04 78.

 

 

 

  

  Travaux

 

  

  2014/2015

  Restauration des façades et du clocher de la Collégiale

 

2014/2015, travaux de restauration des façades et du clocher de la Collégiale Notre-Dame-des-Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue

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La première tranche du chantier de restauration de la partie orientale de la collégiale Notre-Dame des Anges est véritablement lancée depuis septembre. Jusqu’en juin 2015, le chantier se concentre sur le clocher, construit à partir de la fin du XVe siècle dans un style gothique et achevé dans le second quart du XVIe siècle dans un style architectural de la Renaissance.

 

Les travaux sont placés sous la responsabilité de Didier Repellin, Architecte en Chef des monuments historiques, secondé par Ludovic Jal-Billet, architecte du Patrimoine. L’opération financée par l’État (DRAC-PACA) et la Ville, est suivie sur le terrain par François Guyonnet, Archéologue Conservateur du Patrimoine (infos), de la Direction du patrimoine* au sein des services de la Ville de L'Isle-sur-la-Sorgue.

 

* Créée en avril 2012.

 

La principale intervention en cours est celle des tailleurs de pierre et des maçons de l’entreprise Vivian et Cie, spécialisée dans la restauration des monuments historiques.

 

2014/2015, travaux de restauration des façades et du clocher de la Collégiale Notre-Dame-des-Anges - L'Isle-sur-la-Sorgue

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Après la période estivale consacrée au calepinage des blocs de pierre à changer, leur action consiste désormais en une reprise des parements en pierre altérés par l’érosion, la pollution ou l’action de l’homme (traces des anciennes maisons placées entre les contreforts).

 

Certaines pierres (dont d’importantes séries de moulures) sont changées dans leur intégralité ou simplement ragréées (apposition d’un mortier spécial avec une armature de fils en laiton). Les joints dégradés sont repris au mortier de chaux, les parements sont nettoyés par hydro-gommage et une patine de finition vient uniformiser l’ensemble.

 

Les armes de la ville positionnées en partie sommitale du clocher, ont été déposées pour une retaille complète par l’atelier de sculpture Jean-Loup Bouvier aux Angles.

 

À partir des originaux extrêmement érodés par l’action conjuguée du vent et de l’eau, le sculpteur va restituer les parties manquantes du célèbre blason qui reprendra sa place avant la fin de l’année.

 

 ► Monographie de la Collégiale Notre-Dame-des-Anges - ici -

 

 

Ilot de la Tour d'Argent - L'Isle-sur-la-Sorgue

Vue imprenable sur l'îlot de la Tour d'Argent

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  Vivian et Cie

 

Fondée en 1830, l’entreprise restaure le patrimoine ancien et se concentre particulièrement sur trois secteurs : la restauration de Monuments Historiques, les travaux de réhabilitation ainsi que les travaux de restauration de façades.

 

Elle est spécialisée dans la maçonnerie et la taille de pierre, ainsi que dans les travaux de couverture en tuiles et plomb.

 

L’entreprise qui s'est vue attribuée le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) a notamment réalisé la restauration des ouvrages suivants:

 

Opéra de Marseille (façades), Palais Longchampde Marseille (intérieure et extérieure), Palais du Pharo de Marseille (façades), Hôtel-Dieu de Carpentras (certaines façades), Hôtel-Dieu de Marseille (façades, escaliers monumentaux et des coursives), l’église Saint-Michel de Malaucène (réfection des toitures en pierre).

 

Elle intervient actuellement à la collégiale Saint-Jean-Baptiste de Roquemaure (rénovation des façades), et à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste d’Alès.

 

Vivian et Cie

26, avenue André Roussin

PA de Saumaty Séon

13016 Marseille

Tél. : +33 (0)4 95 06 97 00

 

 

 

  

  Atelier Jean-Loup Bouvier

 

Créée en 1990, l'entreprise est spécialisée dans la restauration de Monuments Historiques, la sculpture statuaire et ornementale, la restauration de sculptures, la gypserie (staff, stuc) et le moulage.

 

Son savoir-faire rare porte sur la capacité à fournir des prestations d'excellence alliant trois métiers : sculpture sur pierre, moulage et restauration de sculptures. Elle utilise à la fois des outils traditionnels et des techniques contemporaines.

 

L’entreprise qui s'est vue attribuée le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) a notamment réalisé:

 

les évangélistes de l'église Saint-Sulpice de Paris et des Trophées de pierre au château de Versailles... En région, la restauration de la Maison Carrée de Nîmes, de l’Arc Antique d’Orange, de la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, etc…

 

Elle intervient dans le cloître Saint-Trophime d'Arles, sur La Fontaine du "Gigot" à Pernes les Fontaines, dans l’Hôtel des Monnaies de Villemagne l’Argentière, au Palais Idéal Facteur Cheval à Hauterives, dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu de Lyon, sur les sculptures de la collégiale Notre-Dame-des-Anges de L’Isle-sur-la-Sorgue, aux Invalides de Paris, au Palais Royal et à la Banque de France de Paris, etc.

 

 

 

 

 

Atelier Jean-Loup Bouvier

9 rue du Ponant

BP 212

30133 Les Angles

Tél : +33 (0)4 90 25 32 90

 

 

 

  

  Liste des évêques de l'évêché de Cavaillon

 

L'évêché a été supprimé le 29 novembre 1801, et son territoire diocésain rattaché à celui de l'archidiocèse d'Avignon.

 

  Liste des évêques - ici -

 

 

 

  

  Bibliographie sommaire

 

  Musée Calvet, manuscrits de la collection Laval, nOS 53945397 et
     5437-5445.

   Abbé Jalat, Monographie de l'église paroissiale de L'lsle-sur-Sorgue...,
     Avignon, 1877.

   Julien Guigue, L'église de L'lsle-sur-Sorgue, Avignon, 1944.

   N. Dufourcq, Orgues comtadines et orgues provençales, dans Mémoires
     de l'Académie de Vaucluse, 1934.

   Léon Charvet, Étienne Martellange (1568-1641), Lyon, Éd.
     Glairon-Mondet, 1874.

   Henri Bouchot, "Notice sur la vie et les travaux d’Étienne Martellange",
     Bibliothèque de l’École des Chartes, t. XLVII, 1889, pp. 2-52.

   Pierre Moisy, Les églises de l’ancienne Assistance de France, Rome, Ed.
     Institutum Historicum, 1958.

   Pierre Moisy, "Portrait de Martellange", ARSI, vol. XXI, 1952, pp.
     282-299.

   Yvan Christ, "La France monumentale vue par un Jésuite français du
     XVIIe siècle: Martellange", Médecine de France, n°159, 1965, pp. 17-32.

   Nicolaï Feuillard, Etienne Martellange: la carrière d’un architecte jésuite,
     DEA sous la direction de Mr. Cl. Mignot, Université Paris-IV, 2002-2003.

   Adriana Senard, Un "visiteur" de l’Ordre à travers la France: Étienne
     Martellange et l’architecture jésuite au XVIIe siècle, thèse de doctorat
     sous la co-direction des professeurs P. Julien et Cl. Mignot.

   Adriana Senard, "Étienne Martellange: un architecte de la Compagnie de
     Jésus en France au XVIIe siècle", La arquitectura jesuitica, Actes du
     colloque tenu à l’Université de Saragosse du 9 au 11 décembre 2010,
     Saragosse, Ed. Institucion Fernando el Catolico.

   Léon Charvet, Les de Royers de la Valfenière, Glairon-Mondet, Libraire à
     Lyon, 1870.

 

 

 

  

  Valorisation du patrimoine

PATRIMOINES(S) - Lettre d'Information de la région PACA  

 ► Lettre d'information de la DRAC PACA - ici -

 

 

 

In Situ - Revue des patrimoines

 

In Situ. Revue des patrimoines offre à l'ensemble des professionnels du patrimoine un organe de diffusion des résultats de leurs travaux portant sur la connaissance, la conservation et la valorisation du patrimoine. Elle favorise les échanges entre les différents acteurs et les différentes disciplines de la recherche appliquée au patrimoine et met à disposition du public les nouvelles connaissances sur le patrimoine.

 

 ► Site In Situ - ici -

 

 

 

APARE - Association pour la Participation et l'Action Rgionale

 

L'APARE est une organisation européenne de jeunesse et d'éducation populaire agréée par le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, le ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durable et reconnue par la Commission européenne. Implantée en région Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 1979, elle a une vocation régionale, européenne et méditerranéenne.

 

APARE

Association pour la Participation et l'Action Régionale

Jean-Michel André

25, bd Paul Pons – 84800 L'Isle-sur-la-Sorgue

Tél. : 04 90 85 51 15

Courriel : apare@apare-gec.org

 

 ► Site Web - ici -

 

 

 

Kabellion Histoire & patrimoine de Cavaillon

 

Kabellion, depuis 2008, est la nouvelle appellation de l’association "Les Amis de la Cathédrale et du Vieux-Cavaillon". Celle-ci fut créée en 1986 par des notables Cavaillonnais (P. Montagnier, F. Mitifiot, R. Chatillon), des érudits locaux (G. Gauthier, G. Jau) et des personnalités qualifiées (Conservateur des Antiquités et Objets d'Art de Vaucluse, Conservateur des Musées de Cavaillon).

 

Elle reprenait le flambeau de la société "Les Amis du Vieux Cavaillon", lancée en 1941 par André Dumoulin, mais qui avait cessé ses activités.

 

 ► Association Kabellion Histoire & patrimoine de Cavaillon - ici -

 

 

 

Association Memòri - L'Isle-sur-la-Sorgue - Vaucluse

 

Memòri, association créée en 2002, a pour but de promouvoir la transmission du patrimoine sous toutes ses formes, de réanimer les lieux chargés d’histoire, de traiter aussi des sujets à caractère national ou international. Association apolitique et laïque, elle propose des conférences, mais se veut aussi un lieu de rencontre et d’échange sur des bases culturelles et organise des sorties, des voyages et des expositions.

 

Enfin, elle participe aux différentes manifestations locales et nationales et entretien des relations amicales avec les associations ayant la même vocation culturelle.

 

 ► Site de l'association - ici -

 

 

 

Association "Pierre sèche en Vaucluse"

 

Pierre Sèche en Vaucluse, association créée en 1983 autour de l'intérêt pour ces témoins d'économies agricoles et pastorales anciennes, dont la disparition progressive, due à l'abandon de ces territoires, s'est accélérée ces dernières décennies par des déprédations de toutes sortes.

 

Elle réalise ses projets en articulant le travail de connaissance sur le terrain et dans l'histoire, menés au long de l'année avec ses adhérents, et le travail de restauration, effectué principalement l'été, par des chantiers de jeunes bénévoles.

 

 ► Site de l'association - ici -

 

 

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Tourisme en Vaucluse Provence - ADDRT 84 Vaucluse en Provence - ADDRT 84

 

 

Armoiries du Comtat Venaissin - 1274 à 1791  

 

 

 

Saint-Hilaire
Sceau de Saint-Hilaire